Un voyage, une expérience, la vie...

Voici un petit blog très simple. Afin d'immortaliser mon voyage en Asie du Sud-Est, j'ai créé se blog. J'y mettrais des photos et des descriptions de ce que je vis. Vous pourrez ainsi suivre mon périple, presque comme si vous y étiez. Presque!

Mon itinéraire se résume à trois mois de découvertes sur les routes asiatiques. Je passerai par Singapour, la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam et l'Indonésie.

Le nom du blog vient d'une émission sur le canal évasion, Les vacances de monsieur Bruno. Le fameux Bruno Blanchet qui fait un voyage en Asie du Sud-Est d'une manière très peu commune. Elle m'a fait beaucoup rire tout en me laissant voir des endroits moins touristiques de cette région du monde.

Par conséquent, j'espère vous rapporter mes péripéties et mes découvertes le plus souvent possible par le biais de ce site, Les vacances de madame Marie-Soleil.

Bon voyage !

Votre aventurière québécoise...

dimanche 5 juillet 2015

En amour avec le Vietnam : Hanoï et Sapa

Lorsque l'on voyage en autobus de nuit, on arrive souvent dans une nouvelle ville avec le sentiment d'être perdu. On doit prendre un temps de pause pour essayer de s'orienter du mieux que l'on peut. Les voyageurs doivent aussi faire attention aux arnaques assée fréquentes. Disons que les occidentaux sont faciles à repérer dans une foule asiatique. Ainsi, il a toujours de nombreux chauffeurs de taxi qui vous attendent à l'endroit où l'autobus vous dépose. Au départ, ils sont gentils et vous demandent si vous avez un hébergement. Si la réponse est non, on s'enpresse de vous en proposer comme si votre vie en dépendait. Si la réponse est oui, on vous assure que l'on peut vous y emmener et on vous fait même croire que l'on travaille pour cette hôtel. La vérité est que bien souvent ses taxis chargent deux à trois fois le prix d'un taxi normal avec un compteur. Ses arnaqueurs jouent sur le fait que les voyageurs sont débousolés et fatigués à leur sortie de l'autobus. Le truc est de marché quelques coins de rues pour se défaire des "faux" chauffeurs et en prendre un qui circule sur la route.

C'est ainsi que le quatuor s'est entassé dans une petite voiture avec leur quatre gros sacs à dos et leur petit sac personnel en direction de leur auberge. Comme nous sommes arrivés tôt le matin, nos lits n'étaient pas prêts, mais il y avait un tour guidé organisé par l'auberge aux alentours. Nous avons donc marché dans les rues de Hanoi la chaotique, la vivante, l'énergique et la traditionnelle. Contrairement à Ho Chin Minh Ville, Hanoï est restée typique avec ses vendeurs de rues que j'incarne à merveille, avouez.

 

Petite église charmante dans le quartier de notre auberge.


Le fameux lac de Hanoï qui renferme une tortue géante selon les rumeurs. Cette tortue aurai aidé un ancien roi de la cité de Hanoi à vaincre des ennemis en faisant apparaître une épée. 



La ville a un cachet que l'on ne retrouve qu'au nord. En fait, on n'y retrouve aucun immeuble à multiple étages. C'est ainsi, car il est interdit de construire des immeubles qui seraient plus hautes que celles gouvernementales. Ainsi, il n'y a pas de gratte-ciel dans cette ville immense. Dans son cachet unique, on retrouve la nourriture qui y est excellente et en abondance. Elle est partout et sous toutes les formes, des vendeurs à pied, à vélo, des restaurants de ruelles, des cafés branchés et aux petits restaurants. Le tout sur des petites tables et avec de petites chaises, mais c'est toujours un délice. 


Spécialité asiatique...... Le café-caca! Vous avez bien lu. Une petite bestiole qui ressemble à un furet mange le grain de café que l'on récupère dans ses excréments. Ne dites pas beurk!, on lave les grains et on les torréfie. Cela donne un café très goûteux qui a des arômes de chocolat. Un délice pour les amateurs de café. En effet, c'est un des cafés le plus chers au monde. Son prix varie selon la bestiole qui a mangé le grain de café et la provenance du grain.  


Il ne me restait que quelques jours en terre vietnamienne. J'étais triste de quitter ce pays à la nature débordante et à la générosité sans limite. Comme mes jours étaient comptés, je devais faire un choix entre deux destinations très prisées pour leur beauté légendaire. Il me fallait choisir entre la baie d'Ha Long ou les montages et rizières de Sapa. Après une longue réflexion, j'ai suivi mes deux amis, Nicolas et Sjoerd, dans un périple de quelques jours dans les montagnes du Nord. 

C'est ainsi que je me retrouve dans les hauteurs des montagnes entourée d'une brume épaisse dans une ville colorée par ses maisons et ses habitants. 


Première activitée, exploration des lieux à scooter. 


L'emblème de la ville est sans conteste les rizières en étage qui donnent des paysages uniques. 




Dans les montagnes, avec le contraste de froid et de chaleur, il y a toujours une brume qui varie en épaisseur et qui se déplace avec le vent. 


Il y avait un petit arrêt rustique sur le bord de la route. De simples cabanes faites de bois et de toile où l'on faisait cuire des aliments. Des petits tannants sont venus nous voir pendant que nous attendions nos œufs et saucisses cuitent sur le feu.





Sapa m'a complètement jeté par terre avec ses vues majestueuses. 



Quand ton hôtel à cette vue tu ne peux tout simplement pas te plaindre. 


Trois marcheurs prêts à suivre deux petites Vietnamiennes dans les montagnes afin d'explorer les villages traditionnels. 


Un arrêt rapide au marché de la ville pour acheter le nécessaire pour le souper. Ce sera du poulet les amis!


On entend plein d'horreur sur les asiatiques qui mangent du chien. Voilà la seule place dans mon voyage où j'en ai vu. Cependant, tout le monde doit finir par manger. Je ne dis que pas que c'est bien où mal, mais je ne pense pas ses chiens soient plus maltraités que nos poulets d'usine qui ne voient jamais le soleil. Pour toutes les fois que j'ai commandé en pointant des choses et en faisant des signes, j'en ai peut-être mangé sans le savoir et cela ne me dérange pas vraiment. Ce sont les joies de voyager et de l'inconnu. 


On monte.


On est haut.


Nos deux guides avec le souper du soir qu'elles ont transporté toute la journée. Elles étaient habillées de leurs habits traditionnels. Nous les avions rencontrées une journée avant et nous nous sommes donnés rendez-vous le lendemain matin pour deux jours de marche et une nuit dans leur maison. 


On descend maintenant. 


Village dans la montagne.


Village de nos guides. En jaune avec un toit rouge, c'est l'école du village. 



Sjoerd le géant devant notre maison pour la nuit, la maison de notre guide. 


Le plus jeune enfant de notre hôtesse, le petit Pitchou qui s'amuse avec un couteau et une branche de bambou. Leur réalité est à cent milles lieux de la nôtre.


Les voisins nous accueillent avec des cannes à sucre. Suffit de croquer, de mâcher pour retirer le jus et jeter le reste de manière gracieuse bien entendu. 


Nos guides préparent le souper dans la cuisine. La maison appartient à la famille de la femme de droite. 


Le repas était succulent, maintenant il faut goûter à l'alcool de riz.... Comment décrire se liquide? C'est méchant pour la gorge, mais c'est buvable. 


Avant le dodo, on s'amuse avec les enfants dehors. 





Je n'ai pas pu résister à visiter l'école le lendemain matin. Je suis arrivée au début des classes quand les jeunes s'amusaient encore dans la cour. Voici des images d'une classe de troisième année environ. 



La famille dans le salon de la maison. 


Nous voilà déjà en route pour revenir à la ville. 


Photo souvenir avec deux excellentes guides.



Sapa ne m'a pas déçu une seule seconde. Cependant, je suis attristée de quitter mes amis. Je dois les laisser pour continuer mon chemin vers une destination imprévue. Effectivement, au départ, je souhaitais visiter l'île de Bali en Indonésie, mais j'ai changé mes plans pour me rendre juste à côté du Vietnam. C'est ainsi que mes pieds ont foulé la terre laosienne. 





























vendredi 3 juillet 2015

En amour avec le Vietnam : Parc national du Phong Nha-Kẻ Bàng

C'est dans la noirceur et débousolés que nous somme débarqués dans la minuscule ville près du parc national. Celle-ci se restraint à une seule grande rue avec tous les services. À mon réveil, j'ai été carrément hypnotisée par la beauté des lieux. Au cœur des montagnes imposantes se trouvaient ce paradis naturel. 

Nous avons ici la vue de ma chambre qui donnait sur la rue principale.


Une école qui se situait à l'arrière de notre hôtel. 


Une omelette, une baguette de pain et un café, nous étions près à aller explorer le parc. Dans la brume du matin, le troupeau de voyageur est parti accompagné de nos guides. Personnellement, juste avant le départ, je commence à me sentir nauséeuse. La camionnette qui nous transporte roule à une allure qui n'aide pas trop mon estomac. Premier arrêt sur le bord de la route pour admirer les formations de roches dans mes montagnes. Je n'ai pas suivi les explications, j'étais pliée en petite boule, mon estomac n'allait définitivement pas bien. 


Visage de fille qui ne sait pas si elle va avoir du plaisir dans cette expédition. 


Le groupe reprend la route. Je suis assise à l'avant près de la porte. Mon estomac décide que l'omelette, la baguette et le café doivent ressortir au plus vite. Avec la tête verte, je me tourne vers le conducteur et lui chuchote d'arrêter, d'arrêter maintenant. C'est donc devant une jungle luxuriante et une dizaine de spectateurs que je vomis l'intégralité de mon déjeuner sur le bord de la route. Tout le monde s'inquiète, mais je vais mieux et je rembarque pour continuer l'aventure. Deuxième arrêt, un pont majestueux dont je n'ai encore pas suivi les explications. 

Trois petits gars qu'y ont l'air de trouver quelques choses de vraiment très drôle. 


Vue du pont prises par Nicolas. 


Vue de moi encore malade prise par Nicolas. Je crois que c'est moi qui les faisaient rire après tout. 
Vomir avec vue!


Ensuite, direction la grotte principale qui est ouverte au publique que depuis quelques années seulement. Elle couvre plus de 7 km dont les 2 premiers sont ouvert au grand publique. Il faut d'abord grimper dans la montagne pour atteindre l'entrée. On l'appelle The Paradise Cave, car ses nombreuses lumières nous donnent l'impression d'être dans un lieu mythique. 



La petite entrée qui cache une grotte gigantesque. 








Je retrouve tranquillement le moral et mon estomac décide de se stabiliser. Un petit délice glacé pour remplir mon ventre et me redonner le sourire.


Direction la grotte noir, il faut s'équiper d'un casque et d'une lampe frontale pour affronter la noirceur de la grotte. De plus, la veste de sauvetage est obligatoire, car il y aura de la baignade dans le noir complet. Finalement, nous devons nous procurer un harnais.... Oui, un harnais, car pour se rendre à la grotte nous devons glisser sur des câbles au dessus de l'eau, ce qu'on appelle du Zip Line. 

Le petit point de couleur sur la photo est la tour de départ vue de l'arrivée. 



Tous à l'eau (froide) pour se diriger vers l'entrée de la grotte qui a comme nom The Dark Cave. 

Le troupeau qui avance dans la noirceur avec seulement notre lampe frontale et nos guides pour nous guider.


À la fin de la grotte, les guides nous demandent d'enlever nos vestes de sauvetage, car nous allons nous salir. C'est alors que l'on s'aventure dans une étroite embouchure de la grotte. De chaque côté de nous se trouve des murs faits de glaises très humides. Au fur et à mesure que nous nous avançons dans le chemin, le sol sous nos pieds devient plus glissant et moins solide. Finalement, nous avons de la glaise jusqu'à la taille lorsque nous arrivons tous au bain de boue. Un bain liquide et solide à la fois, ce qui est assez spécial. Je pouvais nager et me déplacer dans la boue tout comme me laisser en suspension sans toucher au sol. Le guide nous a alors demandé de fermer nos lampes frontales. C'est seulement à ce moment que l'on comprend c'est quoi le noir total. Aucun moyen de voir quoi que ce soit. Le silence s'installe tranquillement dans la noirceur de la grotte. À ce moment précis, il n'y a plus que les crépitements de l'eau qui se font entendre. Une expérience assez impressionnante! Nous voici bien sales et bien heureux de notre expérience. 


Une douce pluie tombait à notre sortie de la grotte. Il fallait maintenant regagner l'autre rive à l'aide de kayak. Sjoerd et moi en kayak avec un visage plein de pluie!


Oh! Sjoerd a gentillemment renversé nos compagnons !!!


Le soir même, nous sommes partis, trop rapidement selon moi, pour la capitale du nord, Hanoi. Avec un visa d'un seul mois, le temps de visite et compter partout ou je m'arrête. Passé plus de temps ici veut aussi dire moins de temps là-bas. Ainsi, malgré que nous ayons passé peu de temps dans cet endroit incroyable,il l fallait déjà partir. 

Coïncidence incroyable, nous retrouvons dans l'autobus mon amie Marla qui se rend dans une ville juste avant Hanoï. Nous nous donnons donc rendez vous dans la grande ville du nord.